E-cigarette : un marché en expansion

En France, c’est avec l’interdiction de fumer dans les lieux publics, en 2008, que l’e-cigarette a vu le jour et pris son essor. Mais le phénomène est mondial depuis 5 ans environ, notamment avec les campagnes de santé publique de lutte contre le tabagisme aux Etats-Unis ou au Canada.

Le « vapotage » connaît une croissance exponentielle. Que ce soit le nombre d’adeptes, celui des boutiques ayant pignon sur rue ou sur la toile, celui des modèles de cigarettes électroniques, des différents arômes de e-liquide et même celui des marques et fabricants, les chiffres grimpent et les graphiques issus des études statistiques le montrent clairement.

L’e-cigarette est aujourd’hui un best-seller qui se place dans le top 10 des meilleures ventes mondiales. On estime qu’une boutique spécialisée d’e-cigarette s’ouvre chaque jour dans chaque grande ville européenne et c’est sans comptabiliser le nombre de sites internet qui vendent ce type de produit.

Selon l’Euro Baromètre  et l’Office Français de Prévention du Tabagisme (OFT), qui ont mené des études pour le ministère de la santé, on comptait 500 000 utilisateurs de cigarettes électroniques, en France, en 2012. En 2013 le chiffre avait atteint le million d’utilisateurs et en 2014 un million et demi, soit un marché d’environ cent millions d’euros. Une croissance qui durera encore environ 10 ans, d’après ces organismes. Il faut souligner que dans le même temps les ventes de cigarettes classiques et de tabac à rouler ont baissé de 8 à 9 % en volume.

En Europe, 7 % de la population adulte reconnaît avoir déjà utilisé des cigarettes électroniques et la plupart de ces personnes avouent l’avoir adoptée, qu’il s’agisse d’anciens fumeurs ou pas, car en effet on « vapote » aussi par phénomène de mode notamment dans les universités (la proportion de ces deux populations -anciens fumeurs ou non- n’est pas clairement établie dans les résultats d’études publiés).


En ce qui concerne les États-Unis les chiffres indiquent que les ventes de e-cigarettes ont presque doublé chaque année entre 2008 et 2012. Par contre le développement quantitatif se fait au détriment de la qualité. En effet au fil des années les produits sont de moins en moins bonne qualité, qu’il s’agisse du système producteur de vapeur en lui-même ou des e-liquides. Les prix sont plus attractifs donc les acheteurs plus nombreux et l’engouement par l’aspect « mode » est semblable à celui constaté en Europe.

Même si les utilisateurs, les fabricants, les vendeurs et revendeurs, les sites internet et les boutiques de ville, continuent à se multiplier, il faut s’attendre, dans les 10 prochaines années, à ce que des événements tels que les réglementations et les législations de certains pays, les études sanitaires, ou encore les réactions du secteur des producteurs de tabac, viennent réguler, voire freiner, ce développement pour l’instant exponentiel. Une première attaque a d’ailleurs déjà eu lieu au sujet des composants des e-liquides. Le monde médical est également en questionnement sur le phénomène et s’interroge sur l’addiction nouvelle qu’il pourrait entraîner. Enfin, face aux pertes de parts de marché et de chiffres d’affaires des industries et distributeurs de tabac, les états pourraient être tentés de taxer l’e-cigarette et les e-liquides pour y trouver une nouvelle ressource fiscale, ce qui contribuerait à en augmenter le prix de vente. Certains pays, comme notamment la France, envisagent aussi de réglementer son utilisation en interdisant la vente aux mineurs d’une part et l’utilisation dans les lieux publics d’autre part.

Malgré tout ceci, et pour l’instant, c’est un marché qui semble avoir encore de belles années de développement devant lui tant par l’alternative que l’e-cigarette propose au tabac dangereux pour la santé, que par le phénomène nouveauté et mode qu’il engendre.

Pour une boutique locale de qualité au Québec: http://www.boutique-cigarettes-electroniques.com/

 

 

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